rue ste-Marie ancien2En 1893, Bell demande la permission d’installer ses poteaux dans le village. Une épicerie, situé au sud-est de l’intersection des rues Sainte-Marie et Du Pont (à l’extrême droite de la photo),  accueillit le commutateur numéro 47 de Bell téléphone.

Centrale des opérations téléphone vers 1955-56

Le « central » y demeura jusqu’en 1959. Le bureau de poste et le télégraphe étaient aussi situés à cet endroit.

                           Le central Bell 1955


Entre 1893 et 1895, la municipalité vise à empierrer les chemins et prend plusieurs initiatives pour ce faire. Vers 1907, on améliore les chemins, on utilise le concasseur de Rouville ce qui amène bien des échanges et difficultés. En 1912, le Conseil de la municipalité veut profiter de la « Loi des bons chemins » du Gouvernement provincial pour améliorer la voirie. Cette loi est vraiment le point de départ d’une amélioration collective des routes québécoises et l’automobile qui commence à se répandre en bénéficiera. Le conseil demande au Gouvernement de placer Marieville dans la catégorie des « villes rurales » pour en bénéficier. On commence à utiliser le béton dans certaines routes et le macadam se généralise, son gravier de surface étant compacté par des rouleaux compresseurs qui le rendent nettement plus résistant. Toutes les rues seront macadamisées selon le règlement 450, au cours de l’été 1914.


L’industriel Edmond Guillet aurait éclairé ses manufactures de chapeaux à l’électricité à partir de 1895 environ.

Au tout début au Québec, l’électricité était produite par des génératrices mues par des machines à vapeur et il est donc naturel qu’il ait recours à cette approche pour alimenter ses manufactures, puisqu’il se servait déjà du charbon pour chauffer ses bouilloires. Même si le coût en était élevé, il avait fait installer dans ses deux manufactures une génératrice autonome qui utilisait un courant alternatif comme aux États-Unis (Westinghouse) avec ampoules électriques à la manière de celles d’Edison. En septembre 1907, on discute encore des conditions pour l’éclairage des rues prévue pour le 1er septembre 1908.

Vers 1910, pour ce qui est de l’éclairage, le « Conseil fera et achètera – dans le plus court délai possible – tout ce que requis,travaux, matériaux, droits de passage, etc. pour fournir à la municipalité de cette ville ainsi qu’à ses habitants un bon service d’éclairage électrique ».

La ville rachète les installations de A.-N. Dufresne mise en place deux ans plus tôt [approvisionnées à partir de Saint-Césaire, à 15 km de là], voit à faire construire, de Richelieu à Marieville [à 8 km], une ligne de transmission de « pouvoir électrique » et de faire tous les autres achats ou constructions si nécessaires, « d’acheter, de toutes les compagnies ou personnes le pouvoir électrique requis pour fournir l’éclairage […] ; de revendre une partie de ce pouvoir, si ce conseil le juge opportun, aux industriels ou autres de Marieville, pour l’usage d’usines ou autres établissements manufacturiers, d’établir tous tarifs pour l’usage dudit pouvoir et de la lumière électrique de cette ville. » On remplacera le moteur à essence de la pompe à incendie par un moteur électrique par la même occasion.

Le Conseil autorise un emprunt de 20 000$ pour ce faire en obligations sur le crédit de la ville. Le tout évidemment sujet à l’approbation des contribuables de la municipalité, ce qui sera fait.

Un examen des procès-verbaux pour la fin de 1912 et l’année suivante nous montre des factures de la General Electric, de la Northern Electric, de la Canadian Westinghouse, mais surtout de la Montréal Light, Heat & Power qui semble celle qui fournit l’électricité à partir de sa ligne électrique, les autres ayant pourvu la municipalité de ses installations, lampes, et appareils nécessaires au bon fonctionnement de l’ensemble.


Par ailleurs, à partir de décembre 1903, le projet de transformer le village en ville occupe bien des pages des procès-verbaux, avec échanges sur le nom, et tractations avec le député. On semble préférer le nom de Monnoir à celui de Marieville, mais la loi votée retiendra quand même ce dernier nom pour éviter la confusion avec la seigneurie, semble-t-il.


En juillet 1906, le comité du feu voit à organiser une brigade de pompiers, à en déterminer le nombre de personnes, à prévoir, les indemnités, le mode et le temps des exercices, le matériel requis.

Albert Hainault & Wilfrid Bessette, Marieville 1931.

–Notez que les notions historiques prennent directement leur source dans l’Album du 200ème anniversaire de la paroisse Sainte-Marie-de-Monnoir, et sont très souvent textuellement reproduites.